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 Le monde de la musique vu par Kent

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Miss V.
Rititi ...
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Féminin Nombre de messages : 6020
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MessageSujet: Le monde de la musique vu par Kent   Jeu 27 Mar 2008 - 21:21

Lu sur le myspace de Kent ... j'ai lu beaucoup de choses sur ce sujet mais rarement aussi clairement exprimées ... voilà pourquoi je vous gratifie de ce joli copier/coller... Wink

Citation :
Retour à la Terre

Voici quelques précisions sur le monde de la musique, vu de ma fenêtre. Ce texte est une réponse à Didier, un myspacien enthousiaste qui se faisait une idée erronée de l’industrie musicale. Je le remercie pour sa participation involontaire à cette mise au point.

Je suis aujourd’hui un artiste en licence. C’est-à-dire qu’Universal m’avance de l’argent et distribue mon disque qui reste ma propriété, en se remboursant sur les ventes. Deal on ne peut plus honnête.
Je ne fais pas partie, loin de là, des artistes qui rapportent des fortunes aux majors et si je peux faire des albums comme L’HOMME DE MARS, c’est parce que des gens tel que Pascal Nègre (dont la politique commerciale est ce qu’elle est) m’estiment beaucoup. Sans la Star Ac’ et consorts, je n’aurais pas les moyens de faire des disques honnêtes. J’entends par là de payer le studio, les techniciens et les musiciens que j’emploie.
Pour cet HOMME DE MARS, par exemple, qui n’est pas qu’un disque mais aussi un livre, tout le monde, de la maison de disque AZ, à la maison d’éditions Actes Sud, a fait des efforts sur les bénéfices, afin que l’album existe dans la forme que je souhaitais. Moi-même je ne touche qu’une partie de mes royautés. Sans cela, ce livre-disque coûterait une fortune. Tout le monde a aimé ce projet parce qu’il était un peu fou et sortait d’un ordinaire sclérosé par la rentabilité à tout prix. Du début du projet à la fin de sa réalisation, il y a bien une quarantaine de personnes qui y ont travaillé (sans compter l’orchestre philharmonique). Il a bien fallu les rémunérer.

Les concerts viennent à part de ce travail.
Aujourd’hui, je souhaite jouer mon HOMME DE MARS sur scène en intégral. Pour que ça ait de l’allure, cela nécessite une douzaine d’intermittents (8 musiciens sur scène, 4 ou 5 techniciens) sur la route. Si on les paye décemment, pour le producteur de concerts, c’est un gros coût. Il y a aussi les transports, l’installation technique et l’éventuelle scénographie. Pour ne pas perdre d’argent et éventuellement en gagner sans que le prix des places soit exorbitant, il faut que je remplisse des salles de 1000 personnes. Ce qui m’est arrivé rarement. Hé oui.
Un producteur de concerts aujourd’hui ne s’engage dans une aventure de ce genre que si l’artiste a un disque qui marche.
Et c’est là que le serpent se mord la queue. Si le disque est piraté, il ne se vend pas, alors il n’y a pas de concerts.
Même avec un projet plus modeste, la chaîne que j’ai décrite existe.
Si L’HOMME DE MARS ne se vend pas, je pourrai toujours monter sur scène seul avec ma guitare afin de renflouer les caisses vides. Ce qui n’aurait rien de glorieux et gâcherait en partie le plaisir de chanter.

J’estime comme toi que le prix du CD est excessif en tant que rondelle en plastique dans une boîte en plastique pour vendre de la musique au mètre. C’est aussi pour cela que L’HOMME DE MARS est tel que je l’ai conçu. Par respect pour l’acheteur qui en a pour son argent. Ce qui est à l’opposé de la démarche actuelle où la gratuité déprécie à la fois l’œuvre, celui qui l’a faite et l’acquéreur puisque ce dernier se contente tout de même de fichiers de basse qualité qui rapportent gros aux fournisseurs d’accès et de logiciels de téléchargement par le biais des abonnements et de la publicité. Bénéfices non redistribués aux artistes dans le cas du piratage pur et simple ou bien dilués dans des accords commerciaux encore mal établis dans le cas de la marchandisation.

Le téléchargement illégal est intéressant pour faire des découvertes, éviter l’achat de musique à l’aveuglette et acquérir des documents introuvables. Après cela, si ce que l’on a entendu nous plait, la meilleure façon de le faire savoir à l’artiste et de l’en remercier, est de lui acheter son disque.
Beaucoup d’artistes, par le biais de Myspace, par exemple, proposent leurs chansons gratuitement afin de se faire connaître. Rien à redire là-dessus. Certains en rajoutent dans le style "Fuck les majors, fuck le système". En supposant qu’ils trouvent un public, ils auront envie, un jour où l’autre, de vivre de leur musique. Ils rejoindront alors la liste des plaignants dont ils pensaient se démarquer à leurs débuts.

On voit se profiler diverses nouvelles manières de produire de la musique. La plus commerciale consistera à se faire signer par un sponsor (Orange, Bouygues, AOL, Leclerc...) qui distribuera le disque en échange d’une exclusivité. Liberté d’expression = zéro ou presque. À l’autre bout, les artistes gratuits style Myspace. Entre les deux peuvent naître diverses façons très excitantes de s’autoproduire grâce à Internet. Cet entre-deux ouvre des perspectives passionnantes à condition d’être acheté et non piraté. Toujours le même refrain. Radiohead est en train d’en faire les frais. Pour en finir avec les intermédiaires, le groupe proposait au public de télécharger directement sur son site son dernier album au prix qu’il l’estimait. 75% des acheteurs n’ont rien donné. Bel esprit de solidarité. Résultat: retour chez iTunes et dans les magasins.

Voilà tout ce qu’il faut à la fois savoir et savoir oublier quand on se lance dans la réalisation d’un rêve musical.
Voilà tout ce dont il faut se rappeler quand on le pirate.

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Palmita
Madame Lucienne
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Féminin Nombre de messages : 10503
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MessageSujet: Re: Le monde de la musique vu par Kent   Jeu 27 Mar 2008 - 23:11


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